Vue aérienne de champs vers Saint-Denis-de-l'Hôtel

Nouveau confinement : les enfants de soignants accueillis dans les collèges loirétains

07 avril 2021

Depuis lundi, sur les 57 collèges publics que compte le Loiret, 33 sont mobilisés pour accueillir les enfants des personnels soignants.

Rentrée scolaire le 1er septembre 2020 au collège Albert-Camus à Briare
Rentrée scolaire le 1er septembre 2020 au collège Albert-Camus à Briare

Comme lors du premier confinement, de mars à mai 2020, le personnel des collèges se mobilise pour accueillir les enfants des soignants et de ceux qui sont réquisitionnés dans la gestion de la crise. Parmi ces établissements, le collège Nelson-Mandela, à Saint-Ay, et le collège Pablo-Picasso, à Châlette-sur-Loing.

La contribution des collèges à la lutte contre la Covid

« Deux professeurs volontaires sont là chaque jour pour encadrer les enfants, en plus de la continuité pédagogique qu’ils doivent assurer à distance avec leurs propres élèves, explique Isabelle Cadier, la principale de l’établissement agylien. Les jeunes accueillis font leurs devoirs ainsi que de l’activité physique grâce à un professeur d’EPS également présent. » Du côté du collège Pablo-Picasso, les enfants travaillent dans le pôle technique qui dispose de deux salles contiguës, ce qui permet de séparer les élèves par niveau et de respecter les distanciations physiques. Chaque jeune a accès à un ordinateur : il peut ainsi se connecter à son Environnement numérique de travail (ENT) et visualiser les leçons et la liste des devoirs à faire. « Deux surveillants les guident, règlent les problèmes de connexion, de photocopies aussi ! expose Élisabeth Piat, la principale. Les élèves travaillent selon le rythme habituel, avec des temps de récréation. Nous avons sorti une table de ping-pong pour que les pauses soient les plus conviviales possible ! »

« C’est normal, affirme Isabelle Cadier. C’est quelque chose que l’on doit à ces personnes qui sont sur le front depuis un an maintenant. Je n’ai rencontré aucune difficulté pour trouver des volontaires. » Et Élisabeth Piat de compléter : « C’est notre petite contribution pour aider les parents engagés dans la gestion de la crise sanitaire dans leur organisation. Quand ils quittent leur domicile le matin, ils savent où leurs enfants vont passer la journée et ce qu’ils vont faire. Ils sont plus sereins. »